Le point sur la situation en Iran

Le point sur la situation en Iran

oct 24
Nous restons dans l’expectative quant à la décision de Khamenei sur Youcef. Nous croyons fermement que le Seigneur conduit les événements.
Le pasteur Behnam Irani a été informé dimanche qu’il devait rester encore 5 ans en prison, conformément à un verdict émis en 2008. Il avait condamné pour « atteinte à la sûreté de l’Etat »:
Les pressions internationales s’intensifient sur Youcef, son nom a été cité plusieurs fois dans le rapport interim de M. Ahmad Shaheed et dans les débats à Genève et à New York. Pour la première fois, les alliés traditionnels de l’Iran comme la Chine et le Venezuela ont refusé de soutenir l’Iran sur Youcef. Ceci étant, nous devons continuer à nous battre surtout dans la prière.
Vous pouvez trouver ce rapport sur ce site:
Communiqué du Conseil National de l’Eglise d’Iran

Communiqué du Conseil National de l’Eglise d’Iran

juil 27

Le Conseil National de l’Eglise d’Iran dément les rumeurs relayées par l’AFP selon laquelle la condamnation à mort du pasteur Youcef Nadarkhani aurait été annulée par la Cour Suprême de Justice.

Dans son verdict émis le 12 Juin 2011, la Cour Suprême a, au contraire, reconnu le bien-fondé de la sentence capitale prononcé (sur la base de trois fatwas), par un tribunal d’exception de Rasht, tout en évoquant néanmoins certains vices de procédure. Il a cependant été demandé aux juges locaux de s’organiser pour obliger le pasteur Youcef Nadarkhani à renier sa foi chrétienne, sous peine d’être exécuté pour apostasie.


La rumeur relayée par l’AFP pour des raisons inconnues et reprise malheureusement par des médias chrétiens, fait avant tout écho à des rumeurs circulant AVANT la notification officielle du verdict aux avocats le 11 juillet dernier.

Nous tenons à rappeler que la condamnation à mort du pasteur Youcef Nadarkhani répond avant tout à des impératifs d’ordre politique et qu’il viole les articles 13,14 et 23 de la Constitution iranienne, conforme à la Sharia, ainsi que le Code Pénal Islamique qui n’évoque pas le crime de pensée.

L’accès à une information libre et exacte étant l’un des fondements de la démocratie, nous regrettons vivement que dans cette affaire, l’AFP ait pu servir de relais involontaire à une telle désinformation.

Les chrétiens iraniens jugés comme des opposants politiques

Les chrétiens iraniens jugés comme des opposants politiques

fév 02

Le procès des responsables de l’Eglise d’Iran aura lieu le 5 février 2011 à Chiraz. Les responsables de l’Eglise à savoir Behrouz Sadegh Khanjani(Marco), Mehdi Furutan(Petros), Parviz Khalaj, Mohammad Beliad ainsi que son épouse Nazly Makarian devront répondre à des accusations politiques.

En effet, pour le pouvoir chiite iranien, toute affirmation religieuse doit être désormais considérée comme l’expression d’une opinion politique. Les responsables chrétiens arrêtés en janvier 2010 seront ainsi jugés pour atteinte à la sûreté de l’État, réunions contre le pouvoir et insultes aux valeurs sacrées de l’islam.

Pour expliquer, la nouvelle attitude du système judiciaire, maître Taravatrouy, un des avocats du pasteur Khanjani a expliqué qu’aux yeux du système l’ »évangélisation, si elle se poursuit mettra dans les dix prochains années l’islam en minorité, ce qui provoquerait l’effondrement de l’État islamique ».

Dans le même ordre d’idées, puisque les chrétiens évangéliques ne confessent pas le principe du velayet motleghe faghi[1] et refusent d’accepter la supériorité de l’islam, les réunions chrétiennes sont désormais considérées comme des réunions de l’opposition. Il est à noter qu’un haut dignitaire avait déclaré que le rejet du principe du « velayat est synonyme d’athéisme ».

Par rapport à l’accusation de blasphèmes, les dignitaires chiites que la Bible évangélique contient des passages blasphématoires et inacceptables pour les musulmans comme les passages relatifs l’adultère de David.

Au-delà, du procès des responsables de l’Église d’Iran, la République Islamique lance, fait désormais le procès de la foi chrétienne.

Cela fait désormais plusieurs mois que le pasteur Khanjani subit une garde à vue, quasiment unique dans les annales de la République Islamique. Pour les responsables islamiques, les chrétiens ne peuvent bénéficier d’un procès selon les termes du droits compte tenu du fait qu’ils se placent, compte tenu de leurs affirmations chrétiennes, hors du périmètre de protection de la Charia.

Ce procès se déroulera dans un contexte sensible pour la communauté chrétienne du Moyen-Orient, cible des plus violentes attaques de l’islamisme radicale. Près d’une centaine de chrétiens ont été tués dans les violences récentes en Egypte et en Irak alors que près de 150 évangéliques ont été arrêtés durant ces derniers jours.

Selon les islamistes, les chrétiens ont eu assez de temps pour se décider en faveur de l’islam.


[1]Conformément à une doctrine politique chiite, la société doit être soumise à un Tuteur Sage, chargé par le douzième imam-le sauveur chiite-de diriger les hommes jusqu’à son retour. Conformément à l’idéologie du système ce Grand Tuteur Sage se trouve être le Grand Ayatollah Khaménéi, guide suprême de l’Ordre Islamique

Condamnation à mort du pasteur Nadarkhani

Condamnation à mort du pasteur Nadarkhani

nov 20

Le pasteur Youcef Nadarkhani a été condamné à mort par pendaison pour apostasie. Le verdict, prononcé le 21 septembre par la 11ème chambre de la cour d’assise de Rasht, a été envoyé à son avocat maître Sarbazi.

Ce verdict a été prononcé après 11  mois de garde à vue au cours desquels, le pasteur Youcef Nadarkhani a fait l’objet de pressions et tortures afin de le pousser à abjurer sa foi chrétienne.

Ce verdict qui viole les principes 13, 14 et 23 de la Constitution de la République Islamique d’Iran prétend se baser sur les droits accordés au système judiciaire de prononcer des peines discrétionnaires. Ce qui constitue aux yeux des spécialistes, d’un acte arbitraire.

L’annonce officielle du verdict intervient juste après la visite de Monseigneur Tauran en Iran. Monseigneur Tauran a remis un lettre du Pape à Mahmoud Ahmadinejad en réponse à une lettre adressé par ce dernier au Vatican. Le président iranien avait appelé les chrétiens à une « collaboration étroite » pour la « défense de la liberté religieuse ».

La condamnation du pasteur Youcef Nadarkhani, père de deux fils en bas âge, pour crime de pensée, est une nouvelle preuve de la volonté de l’Iran de promouvoir la liberté religieuse et la justice dans le monde.

Pour les chrétiens, c’est pire que pour les dissidents politiques

Pour les chrétiens, c’est pire que pour les dissidents politiques

nov 08

Le tribunal révolutionnaire de Chiraz a décidé de prolonger de deux mois la garde à vue du pasteur Behrouz Khanjani, a annoncé samedi, son avocat maître Taravatrouy.

Selon l’avocat, à quelques exceptions près, la situation du pasteur Khanjani serait pire que celle des dissidents politiques dont le dossier trouve une réponse judiciaire pendant les deux mois de garde à vue.

Les autorités judiciaires de Chiraz ont déclaré qu’il n’était pas de leur ressort de statuer sur la libération du pasteur Behrouz mais que toute décision à ce sujet revenait au ministère des Renseignements qui communiquait ces décisions à la justice.

Pour certains analystes, cette garde à vue, prolongée tous les deux mois, depuis juin dernier, s’explique par l’absence de preuves solides susceptibles d’appuyer l’inculpation du pasteur Khanjani. Les motifs retenus par le tribunal révolutionnaire du Fars à savoir l’apostasie, l’atteinte à la sûreté de l’État, les liens avec l’opposition, ainsi que le blasphème, apparaissent peu crédibles aux yeux de l’opinion publique. Selon des sources sur le terrain, les Renseignements travailleraient actuellement à construire un dossier plus compromettant contre le pasteur Khanjani.

Rappelons que l’ayatollah Vahid Khorassani, beau-père du patron de la justice iranienne Sadegh Larijani, a plusieurs fois appelé les autorités du pays à faire preuve de responsabilité face à ce qu’il a qualifié de « péril chrétien ».

La communauté chrétienne du Moyen-Orient, pourtant présente depuis 2000 ans, fait face à une montée de l’extrémisme islamique se traduisant par de nombreuses violences dont l’attentat récent contre une église chrétienne en Irak n’est qu’un exemple terrible parmi d’autres moins relayés par les médias.

Pour certains dignitaires religieux iraniens, les problèmes économiques et sociaux auxquels fait face la société iranienne, trouveraient leur origine dans la présence nocive de chrétiens au milieu d’eux. Ils invitent fortement les autorités iraniennes à s’inspirer de l’Arabie Saoudite, pays où l’apostasie est punie de mort et où il est interdit aux chrétiens de lire la Bible en groupe et même d’adorer leur Dieu ensemble dans leurs maisons



Aux chrétiens d’Irak

Aux chrétiens d’Irak

nov 01

C’est avec beaucoup de peine que les chrétiens iraniens apprennent le martyre de nos frères irakiens tombés sous les coups de l’extrémisme religieux.

Le Conseil des Pasteurs et des Anciens de l’Église d’Iran tient à exprimer sa profonde douleur par rapport à la situation vécue par les chrétiens irakiens. Nos sentiments vont particulièrement aux familles des martyrs chrétiens de l’église de Sayidat-el-Nejat.

Cet événement vient pour nous rappeler que les chrétiens du Moyen-Orient sont en première ligne de la lutte contre les puissances infernales qui tentent d’éradiquer la Parole de Christ dans le Moyen-Orient.

Aussi face à l’adversité, nous tenons à rappeler à nos frères et sœurs du Moyen-Orient cette Parole du Christ, cet Évangile de la Croix qui a vaincu et désarmé les puissances des ténèbres: « …Je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elles ».

A l’heure aux les nuages sombres du fanatisme recouvrent le Moyen-Orient, à l’heure où on veut nous chasser de la terre de nos ancêtres, ces Paroles de Christ dans nos bouches,  résonnent comme un défi renouvelé contre ces forces qui ont été déjà défaites sur le Bois du Calvaire.



Poursuite de la détention arbitraire du pasteur Khanjani

Poursuite de la détention arbitraire du pasteur Khanjani

oct 26

Cellules exigües, incapacité de communiquer, interrogatoires à tout moment de la journée, visites des avocats et des familles limitées…voici des traits qui rappellent les terribles centres de détention de l’ère stalinienne et la prison de Guantanamo, du moins dans les premiers mois…et pourtant tout ceci se passe en République Islamique d’Iran pays qui a dénoncé le communisme « anti-divin »et « les méthodes inhumaines » pratiquées par les E-U de George Bush.

Si les E-U, ont utilisé ces méthodes répréhensibles pour briser la volonté des talibans et des combattants d’Al-Qaïda dont on connait la cruauté, le pouvoir iranien s’emploie, de son côté, à combattre par des méthodes plus violentes,  la minorité chrétienne.

Arrêté le 16 juin dernier, le pasteur Behrouz Khandjani, président du Conseil National de l’Église d’Iran, un mouvement évangélique, vit la même situation, si ce n’est pire, que les combattants d’Al-Qaïda dans le sinistre « plaque 100 » de Chiraz. Il a été inculpé, entre autres, d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Crime de pensée ou atteinte à la sûreté de l’Etat

Pour comprendre les chefs d’accusation dont sont accablés les chrétiend. Il faut tenir compte de la nouvelle interprétation de la loi. En effet, selon l’ayatollah Khorassani, l’expression de la foi chrétienne doit être considéré comme une atteinte à la sûreté de l’Etat. Ce haut dignitaire chiite a appelé les responsables à réinterprétation de la loi afin de favoriser l’élimination des chrétiens.

« Libérez Barabbas! »

A la différence du cas de Sakineh Mohammadi, accusé d’adultère et surtout du meurtre de son mari et des combattants taliban et de celui des combattants Al-Qaïda dont la cruauté n’est plus à prouver, la situation précaire des chrétiens du Moyen-Orient et de l’Iran, laisse insensible la communauté internationale.  Il semble que le cas des chrétiens orientaux ne relève pas des droits de l’homme.

Pour l’antiaméricanisme et l’antisémitisme primaire, les méthodes condamnées à Guantanamo deviennent acceptables sinon  nécessaires quand ils sont appliqués par un ennemi du sionisme international.

Mais il s’agit ici d’une minorité chrétienne, présente depuis 2000 ans et qui ne présente aucun danger pour le pouvoir actuel. Dès lors cet acharnement exprime avant tout une volonté de créer un espace monolithique en Iran.  On se rapproche dangereusement d’une notion de pureté en vigueur à l’époque nazie…

Libération de soeur Tina

Libération de soeur Tina

oct 14

Fatemeh Passandideh, l’épouse du pasteur Youcef Nadarkhani a été libérée après 4 mois de détention. Madame Fatemeh Passandideh, mère de deux enfants, avait fait auparavant l’objet d’une condamnation à perpétuité pour apostasie.

Fatemeh Passandideh a été libérée, le 11 octobre, à l’issue d’un procès devant la 12ème chambre de la cour d’assise de la province du Guilan, dans le Nord de l’Iran.

La libération de Fatemeh Passandideh intervient dix jours après l’annonce de la condamnation à mort de son mari le pasteur Youcef Nadarkhani.

Jugée les 21 et 22 septembre derniers, le pasteur Youcef Nadarkhani a été reconnu coupable d’apostasie le 11ème chambre de la cour d’assise de la province du Guilan.

L’avocat du pasteur Youcef Nadarkhani a relevé de graves vices de procédure dans l’affaire.

L’Église d’Iran fait l’objet d’une campagne de persécution, sans précédent depuis l’avènement de la révolution. Plusieurs membres du mouvement ont été arrêtés depuis octobre dernier dont le pasteur Behrouz Khandjani, qui se trouve toujours dans l’isolement dans le sinistre « plaque 100 » de Chiraz.

Selon des observateurs, l’élimination des minorités religieuses fait désormais partie des priorités nationales pour les durs du système.

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